Mot du président octobre-novembre 1998 vol 23 no 4

J'écris ces premières lignes à bord du vol CO 706, entre Caracas et New York, sur le chemin du retour de la conférence triennale de l'IARU - Région 2, qui se tenait fin septembre dernier au Vénézuela. Pour
vous situer, l'IARU est l'Union Internationale des Radio Amateurs (International Amateur Radio Union). C'est un super club qui regroupe tout les radioamateurs de la planète et les représente auprès des instances internationales. L'IARU est accréditée auprès de l'ITU, qui est
l'International Telecommunication Union, (Union Internationale des Télécommunications), un organisme des Nations Unies, qui régente les télécoms dans le monde.

L'IARU a divisé la planète en trois régions. La région 1 qui comprend, en gros, l'Europe, l'Afrique et le Moyen Orient, la région 2, qui englobe les Amériques du Nord, Centrale, du Sud, les Antilles et certains archipels du Pacifique, alors que la région 3, rassemble l'Asie et l'Océanie. Chaque
année, une des trois régions tient une conférence régionale qui rassemble les représentants radioamateurs des nations de cette région. C'est ainsi que la dernière conférence de la région 1 a eu lieu en 1996 à Tel Aviv, celle de la région 3, en 1997 à Beïjing et la région 2, la nôtre, en 1998 à Porlamar. Le tout,
recommencera l'an prochain alors que la Conférence de la région 1 se tiendra à Lillehammer.

Le matin du lundi 27 septembre dernier, les délégués et représentants de 25 pays de la région 2 et des représentants des régions 1 et 3 ont commencé leurs travaux pour faire le tour de tous les sujets qui intéressent la radioamateur aujourd'hui. Au cours de la semaine, tous les sujets communs aux
radioamateurs de par le monde, ont été passés en revue. Les discussions ont passé des communications satellites au système des radiophares, des QSLs aux problèmes de recrutement des clubs. Ces discussions ont été des plus enrichissantes tout en faisant avancer ces causes. Dans les prochaines parutions de la revue, je
vous parlerai de ces sujets et je suis certain que vous découvrirez des choses intéressantes. À la fin de la conférence, s'est tenue une réunion du Comité administratif de l'IARU. Un nouveau président y a été élu en la personne de Larry E. Price, W4RA. Je connaissais déjà Larry, pour l'avoir rencontré quelque fois lors de réunions chez RAC et c'est de cette façon qu'il reçoit
maintenant la revue de RAQI. Comme il lit le même article que vous (il comprend le français), il me fait plaisir de le féliciter pour sa nomination. Je suis certain que la radioamateur ne s'en portera que mieux avec lui à la barre.

INDUSTRIE CANADA

Le 12 septembre dernier, j'émettais un communiqué sur le sujet en titre. Comme ce communiqué est toujours d'actualité, je le reproduis donc ici textuellement. Le 11 septembre, j'ai participe à une réunion du comité Consultatif Canadien sur la Radioamateur, avec les représentants de Radio Amateur du Canada et d'Industrie Canada, à Ottawa. Nous y avons discuté de plusieurs
sujets qui inquiétaient les radioamateurs canadiens.

Le sujet principal de discussion fut la proposition d'Industrie Canada d'améliorer le processus d'autorisation des radioamateurs, dans lequel le Ministère éliminerait l'obligation de posséder une licence, ainsi que les frais de renouvellement annuels de 24$.

Nous avons porté à l'attention du ministère les inquiétudes des RA reliées à la base de données des adresses des amateurs, à la mobilité des indicatifs d'appels, ainsi qu'à la possibilité et au désir du Ministère de vérifier et d'appliquer les règlements de la radio.

Nous avons été encouragés par les réponses positives des représentants d'Industrie Canada et nous croyons vraiment que plusieurs des inquiétudes que vous avez exprimées sont prises au sérieux et qui, nous espérons seront résolues de façon satisfaisante. Nous devrions avoir des nouvelles prochainement et je vous reviendrai alors avec plus d'informations.

Dans la dernière édition de la revue, nous avons publié une nouvelle procédure de soumission des plaintes à Industrie Canada. Plusieurs individus nous ont exprimé leurs craintes que cette nouvelle procédure alourdirait le système et allongerait les délais d'intervention de la part d'Industrie Canada. De plus, certains clubs nous ont indiqué qu'ils craignaient de devenir
submergés de demandes et qu'ils auraient alors à entreprendre des enquêtes sur chacune. Nous avons discuté avec IC du fait que plusieurs plaignants étaient frustrés, car ils n'entendaient plus jamais parler de plaintes qu'ils avaient faites. Le problème était que les plaignants ne fournissaient pas les infos nécessaires pour qu'IC puisse faire son travail. De plus, énormément de plaintes étaient farfelues et étaient plus des vengeances personnelles que des plaintes véridiques.
Après avoir discuté du sujet lors de plusieurs réunions périodiques, nous sommes tombés d'accord sur la procédure publiée il y à deux mois. Cette procédure est en deux volets. Premièrement, nous donnons un cadre afin que les plaintes soient soumises selon un format et avec les informations qui sont nécessaires à Industrie Canada, afin de vérifier si la plainte mérite d'y investir des fonds publics en lançant une enquête. Deuxièmement, la plainte doit être acheminée à un club local qui validera la
plainte. Le club n'a pas à faire enquête. Le but de cette procédure est d'éliminer les plaintes farfelues et que le club vérifie qu'il y a matière à plainte. Un club ou un de ses responsables sont toujours au courant quand il y a localement matière à plainte à Industrie Canada. Il n'y a donc pas d'enquête poussée à faire pour le club. Dès que le club est satisfait qu'il y a matière à plainte, elle est acheminée à RAQI qui la présentera à Industrie Canada et en fera le suivi. Nous croyons que de meilleurs résultats
découleront de cette procédure, car IC devrait recevoir moins de plaintes non justifiées et celle qui seront soumises à IC, seront suivis par RAQI.

RÉSEAU RTQ ET RÉPÉTEURS

Vous trouverez à la page 16 un article de Lucien, VE2LDE, Coordonateur Provincial du Réseau d'Urgence et du Réseau RTQ. Il vous y explique la situation en ce qui à trait au Réseau RTQ. Cet article répondra aussi à beaucoup d'interrogations que certains d'entre-vous avez eues en recevant un questionnaire sur les stations du Réseau. Le but du questionnaire n'est que pour savoir ce qui compose le Réseau RTQ et de pouvoir ainsi mieux remplir notre mandat auprès de la Sécurité civile.

Nous sommes actuellement à débuter le travail de révision des données de la liste des répéteurs de la province. Si votre répéteur a changé de site, de puissance ou de fréquence, vous devez redemander une coordination au bureau de RAQI. Nous pourrions comme il a déjà été fait dans le passé, ne pas publier les coordonnées des répéteurs dont nous saurons qu'ils ont changé de site, de puissance ou de fréquence sans demander de coordination.

DERNIÈRE HEURE

Au moment ou je termine cet article, j'apprends, que les répéteurs VE2TA et VE2RFX sont partis des monts Orford et Mégantic pour d'autres sites. Le Club de radio amateur Sherham, qui possédait et entretenait ces équipements depuis plusieurs années, ne pouvais plus, pour diverses raisons, continuer à assumer cette tâche. L'assemblée des membres du club a donc décidé d'enlever les équipements d'Orford et de Mégantic, pour les réinstaller ailleurs. VE2TA et VE2RFX étaient des piliers du Réseau RTQ dans cette région de la
province. Le Réseau RTQ est donc inopérant dans cette région, pour l'ins tant. Nous étudions plusieurs possibilités pour remettre en fonction ces branches du Réseau d'Urgence provincial.

Nous voulons remercier le Club Radio Amateur Sherham pour toutes les années qu'ils ont contribué au Réseau RTQ et au Réseau d'Urgence provincial. Ces deux répéteurs étaient reconnus pour leur puissance et leur fiabilité. Il sera difficile de les remplacer.

Des mesures intérimaires ont été prises pour assurer les communications d'urgence éventuelles qui pourraient être demandées par la Sécurité civile.

La région 05 n'est pas isolée. N'ayez crainte.

J'aurais voulu vous entretenir de plusieurs autres sujets, mais ils devrons attendre car l'espace dans la revue n'est ni extensible, ni compressible. Nous devrons donc rester sur notre appétit pour deux autres mois.

 

Daniel A. Lamoureux, VE2ZDL