Mot du président octobre-novembre 1997 vol 22 no 4

Le mot du président

Alors que vous lisez ces lignes, bien confortablement installé dans votre fauteuil préféré et les pieds bien au chaud dans vos vieilles pantoufles, un de vos collègues radioamateur canadien se tape des réunions quotidiennes au WRC 97 à Genève, le pauvre.

Jim Dean, VE3IQ, fait partie à part entière de la délégation canadienne à cette conférence internationale sur la radio et son rôle est de surveiller les intérêts des radioamateurs canadiens. Sa présence est des plus importantes, car lors de cette conférence, les demandes de fréquences des compagnies de satellites à orbite basse seront étudiées. Plusieurs autres demandes de fréquences par
des entreprises aussi bien que par des gouvernements (pour des rapports météo, par exemple) seront aussi à l'ordre du jour.

Là où il était possible, les sociétés nationales de radioamateurs de par le monde ont fait tout en leur possible pour qu'il y ait au
moins un représentant RA sur la délégation des représentants du pays. Il n'est pas possible actuellement de savoir combien de RA seront au WRC 97, mais il est permis de penser que ce nombre sera assez élevé pour pouvoir contrer les attaques qui pourraient avoir lieu sur nos bandes allouées.

Vous vous souvenez sans doute que le printemps dernier j'avais émis un communiqué demandant que chacun me fasse savoir quel usage il faisait du spectre qui nous était alloué au-dessus de la bande de 70 cm. Je remercie ceux qui m'ont fait parvenir de l'information. Ces détails, sont actuellement dans la valise de Jim qui les utilisera, le cas échéant, afin de prouver que nous faisons usages de ces bandes de fréquences et que nous y sommes bien installés.

Advenant le cas où Jim détecterait un danger pour nos fréquences, il avertira la direction de la délégation canadienne et suggérera un
plan d'action. Pour bien remplir sa mission, Jim devra s'astreindre à assister à une multitude de réunions et de comités. Pour vous donner une idée de l'ampleur de cette conférence, il est attendu plus de 2,000 délégués en provenance de près de 200 pays. Ce voyage à Genève n'en sera donc pas un pour faire du tourisme. Pauvre Jim.

OLF

Le 12 juin dernier, le gouvernement du Québec passait des amendements à la loi de la langue française. Ces changements, font passer les responsabilités de l'observation des règlements de la loi, du manufacturier, qu'elles étaient, vers les distributeurs et les détaillants.

À RAQI, nous avons été mis au courant de ces changements à la mi-juillet, par un non-membre que nous remercions. Une brève enquête
nous a permis de vérifier la véracité des faits et les implications pour les radioamateurs du Québec. En clair, votre détaillant d'appareils radioamateurs préféré, devra voir à ce que tous les règlements de la loi de la langue française soient satisfaits
lorsqu'il fera une vente. Si, par exemple, une carte de garantie n'est pas totalement conforme, l'Office de la Langue Française pourrait intervenir, ce qui pourrait entraîner des poursuites contre le détaillant vendeur de l'équipement.

Il est clair, qu'aucun des détaillants du Québec ne pourra se permettre d'enfreindre cette loi, car les pénalités prévues sont énormes et il y aurait de potentielles conséquences financières que personne ne voudrait risquer.

À RAQI, nous avons eu plusieurs contacts formels avec l'OLF dans le but d'obtenir une exemption pour nos produits, compte tenu du volet service public de la radioamateur. La réponse a été formelle, à l'effet qu'il n'y avait pas d'exception de prévue à la loi et que tous devaient s'y conformer.

Comme l'entrée en vigueur des règlements n'est prévue que pour le début de l'an prochain, il nous reste encore un peu de temps pour obtenir un relâchement du règlement dans notre cas. Cependant, il se
pourrait que nous ayons à demander votre aide si nous devions monter une campagne de sensibilisation auprès de nos élus. Le cas échéant, je communiquerai avec vous pour vous faire part de la forme que pourrait prendre une telle campagne de sensibilisation.

URLS

Le gouvernement du Québec est actuellement à remodeler l'administration du loisir dans la province. Cette réforme serait
essentiellement une décentralisation dans le domaine du loisir. Dans une chronique spécifique sur le sujet, dans la présente revue, Guy vous explique le court et le long de l'affaire.

Il est très important que tous ceux qui oeuvrent au niveau de l'organisation régionale des radioamateurs prennent connaissance et comprennent bien le sens de la reforme. Avis donc, aux présidents de
clubs.

RAQI sort du stade.

Le 8 novembre dernier, dans le cadre de notre programme de visites et de présences en région, RAQI tenait une réunion de son conseil
d'administration à Lévis. À l'ordre du jour, une série de mesures et de projets ont été étudiés, qui jalonneront l'évolution de l'association pour l'année à venir et plus loin. Ces lignes sont écrites avant le 8 novembre. Il m'est donc impossible d'être plus spécifique sur ce qui s'y est décidé. Vous devrez donc attendre la prochaine parution de la revue pour en savoir plus long. Ne suis-je pas un maître du suspense ? Rien ne vous empêche de me poser des questions lorsque vous me rencontrerez.

Le 9 novembre, toujours à Lévis, RAQI avait invité les présidents des clubs à une réunion pour discuter de sujets qui les intéressent.
Là encore, je n'ose vous dire ce qui s'y est passé, car je travaille encore mes talents de devin. Je puis quand même vous dire que les sujets de l'OLF, des URLS et une primeur étaient pour y être discutés. Vous pouvez donc demander à votre président de club de vous en parler. S'il n'y était pas, il a malheureusement manqué quelque chose.

Les services aux non-membres.

RAQI est un organisme qui a pour but premier de représenter et de défendre les droits des radioamateurs du Québec. Nous le faisons sans
distinction du fait qu'une majorité de radioamateurs de la province ne soient pas membre de RAQI. Au cours des années, nous nous sommes retrouvés à donner des services autres que la représentation et la défense des droits à des non-membres. C'est peut être une des raisons pourquoi autant de RA du Québec choisissent de ne pas être
membres de l'Association Provinciale.

Je ne vous donnerai qu'un seul exemple concret de cette situation, et c'est notre bottin annuel. Depuis toujours, nous avons publié
les coordonnées de tous ceux qui le désiraient, qu'ils soient membres ou non de RAQI. Une petite étude rapide nous a récemment démontré, à notre grande surprise, que nous publions les coordonnées complètes d'environ 5900 personnes alors que nous n'avons qu'environ 2000 membres. Vous imaginez bien les coûts que cela engendre, et que ces frais additionnels sont à la charge des membres en règles de RAQI. Je crois personnellement que cette situation est injuste pour nos membres.

C'est donc la raison pour laquelle un item sur la prestation des services aux non-membres de RAQI est à discuter lors du Conseil
d'Administration de Lévis. Je vous en reparlerai lors de la prochaine parution de la revue.

Guy, étant toujours le même tortionnaire, je suis arrivé à la fin de mon espace alloué. Si vous désirez communiquer avec moi, mes
adresses sont toujours les mêmes et ne vous en privez surtout pas.

À la prochaine.

Daniel A. Lamoureux, VE2ZDL

Président, RAQI