Enfin!

Depuis que je me suis joint à RAQI, le sujet dont j'ai entendu parler le plus souvent est sans contredit la coordination des fréquences.

Les services de RAQI étant destinés à l'ensemble des radioamateurs du Québec, il est un jour devenu naturel pour l'Association, de se donner comme mandat de voir à la coordination des fréquences. Pour ceux d'entre-vous qui se demande ce que c'est que cette coordination des fréquences, voici un court exposé.

Lorsque RAQI fut fondée, les systèmes automatiques d'amplification de signaux n'étaient pas connus. Aujourd'hui, nous avons donné le nom de répéteurs à ces systèmes qui sont apparut vers les années 1975, quand les bandes VHF ont commencé à devenir plus populaires. Avec les années, ces répéteurs devinrent de plus en plus nombreux et c'est à ce moment qu'il devint nécessaire de voir à ce que ces répéteurs puissent opérer efficacement sans se marcher sur les pieds les uns sur les autres.

Le travail du coordonateur de fréquences depuis les tous débuts de la création du poste, est de voir à ce que les répéteurs ne se cause pas mutuellement d'interférences. En d'autres mots, il doit étudier l'emplacement, l'altitude, la puissance irradiée et la topographie de l'emplacement de chaque répéteur afin de s'assurer que le signal de l'un ne viendra pas interférer avec celui des autres. Ainsi, les utilisateurs de répéteurs pourraient jouir pleinement de ces appareils.

Tout allait relativement bien jusqu'à ce que les possibilités d'installer de nouveaux répéteurs deviennent de plus en plus réduites, à cause du fait de leur popularité. Ainsi, dans la grande région de Montréal, il y a déjà plusieurs années qu'il n'y a plus de fréquences disponibles pour de nouvelles installations. Vous me direz qu'il y a des moyens techniques pour pouvoir augmenter cette capacité, et j'en conviens. Cependant, il faut une volonté de la part des titulaires de répéteurs existants, d'installer ces technologies. Ce qui n'est malheureusement pas souvent le cas.

Vous imaginez donc, qu'avec moins de fréquences "disponibles" et des demandes de plus en plus pressantes, le travail des derniers coordonnateurs de fréquences s'est rapidement transformé en un enfer qu'aucun bénévole n'est plus prêt à accepter. C'est pour cette raison qu'il n'y a plus de coordonnateur de fréquences au Québec depuis plus d'un an.

À la fin de l'été 2000, en compagnie du directeur général et du vice-président de RAQI, je me suis rendu à Québec rencontrer les représentants d'Industrie Canada afin de leur soumettre un plan qui, je crois, pourrait régler le problème de la coordination des fréquences pour les années à venir. Ici, je me dois de vous dire qu'un an plus tôt, au printemps 1999, c'était Industrie Canada qui nous avait demandé une rencontre afin d'explorer la possibilité que RAQI prenne encharge la résolution des plaintes générées par la communauté radioamateur au Québec. Cette délégation de responsabilités d'Industrie Canada vers RAQI n'étant accompagnée d'aucun transfert de budget ni de pouvoir, nous avions convenu de repenser ce projet et d'en reparler.

Donc, en septembre 2000, lors de la rencontre de Québec, je faisais la proposition suivante à Industrie Canada :

Qu'une entente intervienne entre les deux parties, selon laquelle RAQI créerait un comité provincial de coordination des fréquences des répéteurs radioamateurs du Québec, et que ce comité prendrait en charge la gestion des plaintes et problèmes reliés. En contrepartie, Industrie Canada appuierait publiquement ce comité et recevrait les plaintes que le comité ne pourrait pas résoudre lui-même.

Ce comité de RAQI serait composé de tous les propriétaires de répéteurs radioamateurs au Québec qui s'éliraient des administrateurs pour coordonner les fréquences et qui verraient à voir à gérer à l'intérieur du comité, les problèmes et les plaintes en découlants. Pour les cas qu'il ne serait pas possible au comité de régler, après investigation, le comité ferait parvenir le dossier à Industrie Canada qui le traiterait selon la loi et les règlements en vigueur.

J'en ai reparlé avec Industrie Canada, plus tard à l'automne lors d'une rencontre à Ottawa et encore lors d'une autre rencontre en avril à Cornwall. En mai, Industrie Canada nous laissait savoir son accord de principe au projet et les modalités en étaient fixées lors d'une dernière rencontre vers la mi-juin.

Lors de sa dernière réunion, le conseil d'administration de RAQI demandait à Mario Bilodeau,VE2EKL, de prendre la direction du nouveau comité et le cooptait au CA de RAQI à ce titre.

J'ai donc convoqué tous les titulaires de répéteurs du Québec à une réunion de départ du nouveau comité de coordination des fréquences, à Drummondville le 8 septembre. Au moment ou vous lirez ces lignes, cette réunion aura déjà eu lieu et les résultats en seront connus.

Un tel comité ne peut fonctionner que si la majorité des propriétaires de répéteurs ont un réel désir d'avoir un réseau qui fonctionne bien. En fait, le foutoir actuel dans lequel s'est retrouvée la coordination de fréquences chez nous à été causé par les installations de répéteurs sans que les titulaires ne réfèrent à la coordination de fréquences. Trop d'amateurs ont aussi fait des changements aux paramètres coordonnés en montant la puissance ou l'antenne, ou en déménageant tout simplement leurs répéteurs de site, toujours sans en référer à la coordination. La communauté des propriétaires de répéteurs est une micro société et à l'instar de la société en général, elle s'élira des représentants et se donnera des règles d'opération afin de s'autogérer efficacement. RAQI ne sera que l'instrument rassembleur du tout.

Comme je l'ai dit plus haut, la coordination des fréquences est un problème qui existait bien avant mon arrivée à la présidence de RAQI. Mon prédécesseur m'en avait parlé et il était loin d'être optimiste quant à la résolution de cet état des choses. Je crois fermement que l'instauration du comité proposé est une, sinon, la dernière chance qui nous est donnée de mettre enfin un terme aux différents entre certains titulaires ainsi qu'aux malfonctions causées par des mésententes.

Je souhaiterais ardemment que tous les titulaires de répéteurs du Québec se rencontrent et se parlent dans l'harmonie et le respect des autres. À ce moment-là seulement, les radioamateurs du Québec auront une chance d'avoir le réseau de répéteurs qu'ils sont en droit de s'attendre.

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Bien qu'il ne me reste que peu d'espace dans cette chronique, je crois très important de revenir sur un sujet dont je vous ai déjà parlé.

Depuis qu'Industrie Canada ne renouvelle plus nos licences, il ne nous est plus expédié de courrier à chaque année et ils n'ont donc plus aucun moyen de vérifier l'exactitude de nos adresses. Il a donc été inséré dans les nouveaux règlements qui nous régissent, la nécessité pour chacun d'entre-nous, d'aviser Industrie Canada lorsque nous changeons d'adresse. Il nous est donné 30 jours pour ce faire. Sur une dénonciation à l'effet qu'un radioamateur n'aurait pas avisé de son changement d'adresse, Industrie Canada pourrait émettre un billet d'infraction, semblable à ceux qui nous sont émis pour des infractions au code de la route. Faites-vous donc une faveur et avisez Industrie Canada lorsque vous changez d'adresse.

Sur ce, bonne rentrée et à la prochaine.

73,

Daniel A. Lamoureux, VE2ZDL

Président, RAQI.

Mot du président septembre 2001 vol 26 no 3

Mot du président